20/07/2014

Zapatero propose une autorité religieuse mondiale…



L’ancien président espagnol José Luis Rodriguez Zapatero proposait mardi dernier, lors du symposium international sur la Paix mondiale à l’Université de Nebrija de Madrid, la création d’une« alliance permanente entre les confessions religieuses » reliée à l’ « Alliance des civilisations », une de ses créations, et à l’ONU.
« Aujourd’hui l’alliance ne suffit plus. Il faut l’union. L’union des religions, des cultures, en faveur de la paix » a-t-il déclaré. « Une autorité religieuse globale » qui aurait pour « principes » le respect du pluralisme religieux et la liberté religieuse, afin d’en finir avec les guerres.
Le site espagnol Infocatolica n’en croit pas un mot : « Zapatero propose son modèle d’Antichrist » titre-t-il.

En effet, la proposition est, par son apologie du relativisme, un pas de plus dans la dictature du relativisme, puisque pour lui, la seule vérité « est la liberté et le respect de toutes les confessions ».
L’ancien président promoteur acharné de la culture de mort sous toutes ses formes, veut en finir avec « les fanatismes », qu’il décrit : c’est ce qui prévalait en Espagne « pendant quarante ans » et qui a cédé devant la démocratie…
Le seul fait de croire et de donc de croire que l’on est dans le vrai mène à la violence, dès lors il faut absolument refuser tout dogme… Le raisonnement est simpliste, la ficelle un peu grosse. Exit les dogmes religieux, pour laisser place à des « valeurs » imposées : la démocratie, la liberté religieuse supérieure à la vérité, les droits de l’Homme prévalant sur le reste…
Mais non content de relativiser les croyances, il veut que cette institution soit une instance de dialogue, notamment avec les organisations féministes, parce que les religions ont pour lui « un problème » avec le droit des femmes. Les autorités religieuses auront également à travailler ensemble sur les thèmes de la jeunesse, des médias, des migrations et de l’éducation. Un projet dans lequel la culture tient une éminente place, révolutionnaire.
La civilisation que propose Zapatero n’est ni européenne, ni chrétienne, elle est l’Union Européenne : « L’Union européenne est le projet de civilisation le plus important que l’histoire ait jamais connu, mais c’est un projet nouveau. Et comme tout projet historique il ne s’agit pas d’un projet de laboratoire : il se construit à mesure qu’il se fait, animé par deux grands principes, l’union pour la paix et la démocratie ».
Un pas de géant vers le syncrétisme religieux.

source

 La religion de l’Antéchrist (cliquez)

27/05/2014

L’Effroyable Imposture du féminisme, de Lucie Choffey




Lucie Choffey est née en 1984 près de Bourges, dans le Cher. Après des études d’ingénieur et le début de ce qui aurait pu devenir une belle carrière, elle décide de tout arrêter pour suivre, malgré les pressions et les regards désapprobateurs de son entourage, son désir propre de femme et de mère : rester à la maison et s’occuper de son fils.

Elle essaye alors de comprendre pourquoi, pendant tant d’années, elle a voulu se conformer à ce que d’autres voulaient pour elle, et en quoi le féminisme qui prétend libérer les femmes est en réalité une autre prison dans laquelle la société tout entière est en train d’être enfermée.
Modification des rapports hommes-femmes, mépris de la maternité, travail de la femme à l’extérieur du foyer devenu une obligation économique, banalisation de l’IVG et occultation de ses conséquences psychologiques et sociales, les mouvements féministes ont profondément bouleversé la société, sans avoir pour autant libéré la femme qui, prise en étau entre l’image de l’executive woman combative et sexy que lui imposent les médias et sa propre réalité, ne sait plus quelle place est la sienne ni quelle est celle des hommes.
Une idéologie de l’égalité entre les sexes qui arrive aujourd’hui à son paroxysme avec la théorie du genre, qui voudrait confondre le masculin et le féminin en une seule identité – un garçon et une fille, c’est pareil – tout en déconnectant le sexe biologique d’un sexe dit social, le genre. Ainsi, l’égalité entre tous aboutit paradoxalement à une hyperindividualisation, chacun n’étant plus que le « produit » de sa propre construction.
En se penchant plus particulièrement sur les conséquences d’un processus historique qui a connu bien des divergences, Lucie Choffey brosse ici le tableau d’une révolution commencée il y a plus d’un siècle et qui n’a servi finalement que les intérêts de la société libérale-libertaire qui s’annonçait.

Se procurer l’ouvrage chez Kontre Kulture :

"L’Effroyable Imposture du féminisme"de Lucie Choffey

21/05/2014

Le pantalon pour femmes, symbole révolutionnaire gay et lesbien

 Pantalon

Christine Bard est peu suspecte d’appartenir au camp réactionnaire. Professeur d’histoire à l’Université d’Angers, elle préside l’association Archives du féminisme. Elle est également coordinatrice scientifique de Muséa, « musée virtuel d’histoire des femmes et du genre », pour lequel elle a notamment conçu l’exposition « Femmes au masculin ».
La lecture de son ouvrage « Histoire politique du pantalon » démontre donc ce que d’aucuns suspectaient, à savoir la volonté chez les plus ardents promoteurs de ce vêtement auprès de la gent féminine de « viriliser les femmes ».
Dans la perspective du gender, la volonté de milieux féministes et de couturiers homosexuels d’imposer le pantalon comme un vêtement féminin comme les autres ne fut pas anodine. « Le costume reflète l’ordre social et le crée ».
Avec lucidité, Christine Bard affirme : « Le vêtement a, parmi ses différentes fonctions bien analysées par le psychanalyste anglais John Carl Flügel, celui de permettre une lecture immédiate de l’individu ». Et d’insister : « Le pantalon est le marqueur du sexe/genre le plus important pour l’histoire occidentale des deux derniers siècles ».
C’est pourquoi, dans l’esprit féministe, « le pantalon s’inscrit dans une dynamique de remise en cause des mythes structurant les deux genres ».
La femme en pantalon devient « un symbole politique de la lutte pour l’égalité des sexes ». La guerre mondiale « a entraîné un vacillement des valeurs ». Ce vacillement, « l’avènement d’une mode androgyne, à la garçonne, le symbolise ».
L’auteur souligne le rôle des vedettes du cinéma ou de la littérature comme Françoise Sagan, « au charme androgyne, qui est souvent photographiée en jean, pieds nus, décontractée… ».

YSL

Le rôle du couturier homosexuel Yves Saint-Laurent (1936-2008) est également détaillé : « dès sa première collection, alors qu’il travaillait chez Dior, il avait valorisé une certaine androgynie… ». L’auteur précise que, dans les années 70, le pantalon féminin trouve, comme avant-guerre, dans les femmes homosexuelles ses plus grandes avocates : Carole Nissoux, Paula Dumont, Elula Perrin, Suzette Trition,etc…
Catherine Valabrègue, journaliste connue pour son engagement aux côtés du Planning Familial, estime que « la désexualisation de l’habillement répond sans doute au souci d’abolir la distance entre les sexes. (…) On est parfois tenté pour s’adresser aux femmes d’inventer le troisième sexe. (…) Ainsi voyons-nous au travers de la mode se dessiner dans la jeune génération le souci d’échapper à la contrainte des images traditionnelles de l’homme et de la femme. »
Christine Bard tire cette conclusion : « Le pantalon féminin est une image forte de rupture avec la Tradition, dans un contexte particulier qui la rend possible et souhaitable ». Le jean « est bien sûr associé à la libération sexuelle et à un style de vie bohème. Devenu symbole de révolte, il participe à la contre-culture occidentale. »

Alain Escada – Théorie du genre, stop ! (2014)
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