« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Église, parce qu’étant la Vérité même vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. » (Acte de Foi)

«Celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu'il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu'Il est la souveraine vérité et le motif propre de la foi »(Léon XIII, Satis cognitum).

03/10/2010

19 ÈME DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE 2010



C
'est vers cet époque que la liturgie fait lire l'histoire d'Esther à l'Office divin. Nous pensons donc utile, pour revoir chaque année avec l'Église toutes les figures de l'Ancien Testament et pour continuer à étudier les Dimanches après la Pentecôte en fonction du Bréviaire, de parler en ce jour d'Esther.

Assuérus, roi de Suze en Perse (482-472 avant JC) avait choisi Esther, nièce de Mardochée, pour reine. Aman, l'intendant du palais, ayant remarqué que mardochée refusait de ployer le genou devant lui, entra en grande fureur et sachant qu'il était juif, jura d'exterminer en même temps que lui tous ceux qui étaient de sa race. Il porta donc une plainte au roi contre ces étrangers établis dans toutes les villes de son royaume et obtint qu'on les fit tous massacrer. 



Quand il apprit cet ordre, Mardochée se lamenta et il eut chez les Juifs un deuil extrême. Mardochée dit alors à Esther qu'elle devait, il y avait lieu, au péril de sa vie, informer le roi de ce tramait Aman. " Si dieu t'a fait reine, n'est-ce pas en prévision de semblables jours ? " Et Esther jeûna trois jours avec ses servantes, et, le troisième jour, parée de ses vêtements royaux, elle se présenta devant le roi et lui demanda de prendre part à un festin avec elle et aman. Le roi y consentit. Et au cours de ce banquet Esther dit au roi : " Nous avons été livrés, moi et mon peuple, pour être foulés aux pieds, pour être égorgés et exterminés ".







Assuérus apprenant qu'Esther était juive et que Mardochée était son oncle, lui dit : " Quel est celui qui ose faire cela ? " Esther répondit : " Notre adversaire et notre ennemi, c'est ce cruel Aman ". Le roi irrité contre son ministre, se leva et ordonna qu'Aman fût pendu à la potence qu'il avait préparé pour Mardochée. Et on l'y pendit sur l'heure et l'édit promulgué contre les Juifs fut révoqué. Esther avait sauvé son peuple et Mardochée devint, ce même jour, le ministre favori du roi et sortit du palais portant le vêtement royal bleu et blanc, une grande couronne d'or et le manteau de pourpre avec l'anneau du roi au doigt ".

Ce récit biblique montre comment Dieu veillait sur son peuple et le préservait en vue du Messie promis. " Je suis le salut du peuple, dit le Seigneur ; en quelque tribulation qu'ils m'appellent, je les exaucerai et je serai leur seigneur ". "quand je marche dans la détresse, vous me rendez la vie, Seigneur. Par dessus mes ennemis enflammés de colère vous me tendez la main et votre droite m'assure le salut ". Le Psaume de la communion parle du juste qui est opprimé par le malheur et que Dieu n'abandonne pas, celui du Graduel montre comment, répondant à l'appel de ceux qui espèrent en Lui, Dieu fait tomber les pécheurs dans leur propre filet et celui de l'Alleluia chante toutes les merveilles que le Seigneur a faites pour délivrer son peuple.

Tout cela est une figure de ce que Dieu ne cesse de faire à l'égard de son Église et qu'il fera d'une façon spéciale à la fin des temps. Aman, que le roi condamna au festin où était Esther, est comme cet homme qui est entré au banquet des noces, dont parle l'Évangile, et que le roi a fait jeter dans les ténèbres extérieurs parce qu'il n'avait pas la robe nuptiale, c'est-à-dire " parce qu'il n'était pas revêtu de l'homme nouveau qui est créé à la ressemblance de Dieu dans la justice et la sainteté véritables, pour n'avoir pas déposé le mensonge et les sentiments de colère qu'il nourrissait dans son coeur à l'égard du prochain ".

Ainsi Dieu traitera-t-il tous ceux qui, appartenant au corps de l'Église par leur foi, sont entrés dans la salle du festin, sans être revêtus, dit S. Augustin, de la robe de la charité. N'étant pas vivifiés par la grâce sanctifiante, ils n'appartiennent pas à l'âme du corps mystique du Christ. " Renonçant au mensonge, dit S. Paul, que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain, car nous sommes les membres les uns des autres. Que le soleil ne se couche pas sur votre colère ". Et ceux qui n'auront pas accompli ce précepte seront jetés par le souverain Juge dans les supplices de l'enfer, de même que les Juifs qui ont refusé l'invitation au repas des noces du fils du roi, c'est-à-dire de Jésus-Christ avec son épouse qui est l'Église et qui ont mis à mort les prophètes et les apôtres envoyés pour faire cette invitation.

Assuérus en colère fit pendre Aman. " Le roi, explique de même l'Évangile, entra en colère, il envoya ses armées exterminer ces meurtriers et brûla leur ville ". Plus d'un million de Juifs moururent lors du siège de Jérusalem par Titus, général des armées romaines, la ville fut détruite et le Temple incendié. Aman infidèle, fut remplacé par Mardochée ; les invités aux noces furent remplacés par ceux que les serviteurs trouvèrent dans les carrefours. Les Juifs furent remplacés par les païens. C'est vers ces derniers que les Apôtres, remplis de l'Esprit-Saint aux fêtes de la Pentecôte, se sont tournés.

Et au jugement dernier, qu'annoncent les derniers Dimanches du cycle, ces sanctions seront définitives. Les élus prendront par aux noces éternelles, et les damnés seront précipités dans les ténèbres extérieures et dans les flammes vengeresses où il y aura des pleurs et des grincements de dents.




Homélie de saint Grégoire Pape

Je me souviens d'avoir déjà dit fréquemment que , dans le saint Évangile, la plupart du temps l'Église actuelle est appelée royaume des cieux. C'est bien l'assemblée des justes qui est nommée royaume des cieux. Le Seigneur dit en effet par la bouche du prophète : Le ciel est mon trône (Isaïe 66, 1). Salomon dit : L'âme du juste est le trône de la sagesse (Prov. 14,33). Paul appelle aussi le Christ puissance de Dieu et sagesse de Dieu (Cor. 1,24). Nous devons conclure évidemment : si Dieu est la sagesse, si l'âme du juste est le trône de la sagesse, puisque le ciel est appelé trône de Dieu, l'âme du juste est donc un ciel. Aussi le psalmiste dit-il des saints prédicateurs : Les cieux racontent la gloire de Dieu (Psaume 18,1).

1 commentaire:

  1. Allez-voir ce qui se passe sous http://plus.lefigaro.fr/articlesdv/20100906ARTFIG00757/commentaires

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