« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Église, parce qu’étant la Vérité même vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. » (Acte de Foi)

«Celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu'il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu'Il est la souveraine vérité et le motif propre de la foi »(Léon XIII, Satis cognitum).

31/10/2010

Fête du Christ-Roi 2010


31 octobre 2010 " Fête du Christ-Roi "
La doctrine sur la royauté de Notre Seigneur et ses droits. Les conséquences du refus de la souveraineté de Notre Seigneur et du libéralisme.
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Le Prieuré - M.l'abbé Marchiset-son site : http://www.fidemservavi.info/

FÊTE DU CHRIST ROI


Dans son Encyclique du 11 décembre 1925, Pie XI déclare que le laïcisme est directement opposé aux droits de Dieu et de son Christ sur les personnes et sur les peuples parce que cette hérésie moderne refuse de reconnaître l'autorité suprême de l'Être divin et de Jésus sur eux et qu'elle organise la vie individuelle et sociale comme s'ils n'existaient pas. Le Pape montre comment, par une conséquence désastreuse mais malheureusement trop logique, le même laïcisme est la perte de la société parce qu'il la ruine. Cette apostasie générale produit en effet les fruits amers de l'orgueil et de l'égoïsme qui remplacent l'amour de Dieu et du prochain. Elle engendre la jalousie entre les individus, la haine entre les classes et la rivalité entre les nations. Et ces vices en se développant amènent des déchirements fraternels, des discordes civiles et des guerres homicides.

Le laïcisme voilà l'ennemi parce qu'après avoir produit ces maux, il empêche les individus et les sociétés de s'en délivrer en les mettant en rébellion contre Dieu et le Christ qui seuls peuvent leur assurer la paix et les faire échapper aux pires catastrophes.


Homélie de saint Augustin Évêque


Quelle grandeur y a-t-il à ce que le Roi des siècles devienne le Roi des hommes ? Car si le Christ est Roi d'Israël, ce ne n'est pas pour exiger le tribut, ni pour armer de fer des soldats, ni pour vaincre visiblement des ennemis. Ce qui le fait Roi d'Israël, c'est qu'il lui appartient de régir les âmes, de prendre soin de nous en vue de l'éternité, de conduire au royaume des cieux ceux qui croient, qui espèrent et qui aiment. Si donc le Fils de Dieu égal au père, le Verbe par qui tout a été fait, a voulu être Roi d'Israël, c'est condescendance et non promotion, marque de miséricorde et non augmentation de pouvoir. Car celui qui est appelé sur terre Roi des Juifs, est dans les cieux le Seigneur des Anges. Mais le Christ est-il Roi des Juifs seulement, ou aussi des gentils ? Il l'est plus encore des Gentils. Dans la prophétie, il dit : J'ai été établi Roi par Dieu, sur Sion sa montagne sainte, promulguant le précepte du Seigneur ; mais pour que, à cause de Sion, personne ne puisse dire qu'il a été Roi pour les seuls Juifs, il ajoute aussitôt : Le Seigneur m'a dit : Tu es mon Fils, aujourd'hui je t'ai engendré ; demande et je te donnerai les nations pour ton héritage, et en ta possession les frontières de la terre (Psaume 2,6-8 ).

Jésus répond à Pilate : Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs certes lutteraient pour que je ne sois pas livré aux Juifs ; mais maintenant mon royaume n'est pas d'ici. Voilà ce que le bon Maître a voulu que nous sachions. Mais d'abord il devait nous montrer la vanité de l'opinion des hommes, au sujet de son royaume, opinion soit des Gentils, soit des Juifs, par qui Pilate était informé. Ils prétendaient le mettre à mort parce qu'il aurait convoité une royauté illégitime, ou parce que ceux qui règnent portent habituellement envie à ceux qui vont régner, et qu'il fallait en effet prendre garde que son royaume ne s'opposât soit aux Romains, soit aux Juifs.

Le Seigneur aurait pu répondre : "Mon Royaume n'est pas de ce monde" à la première question du gouverneur qui lui dit : " Tu es le roi des Juifs ? " Mais à son tour il l'interroge : dit-il cela de lui-même, ou d'autres le lui ont-ils dit ? Jésus veut montrer, par la réponse que va faire Pilate, que c'est là l'accusation portée contre lui par les Juifs auprès de Pilate ; il nous découvre aussi les pensées des hommes, pensées dont il savait qu'elles sont vaines (Psaume 93,11). Et après la réponse de Pilate, il pouvait répondre encore aux Juifs et aux Gentils, avec plus d'à-propos et de netteté : Mon royaume n'est pas de ce monde.




O Christ, nous vous proclamons le Prince des siècles, le Roi des nations, le seul maître des esprits et des coeurs!

Une foule criminelle crie: nous ne voulons pas que le Christ règne, nous, nous vous acclamons comme le Roi suprême de tous.

O Christ, Prince artisan de la Paix, soumettez-vous les esprits récalcitrants, et par votre amour, réunissez en un seul bercail ceux qui ont quitté la bonne voie.

Pour cela, vous pendez les bras ouverts sur la Croix sanglante, et vous présentez au regard votre coeur percé par la cruelle lance, et brûlant de flammes d'amour.

Pour cela vous êtes caché sur les autels sous les espèces du pain et du vin, faisant jaillir de votre sein transpercé le salut pour vos fils.

Puissent les chefs des nations vous honorer par un culte public; puissent les maîtres et les juges vous vénérer; puissent les lois et les arts être l'expression de votre Royauté.

Puissent les insignes de la royauté terrestre briller par le fait de vous être soumis et dédié; soumettez aussi à votre doux sceptre la patrie et les demeures des citoyens.

A vous soit gloire, ô jésus, qui gouvernez les règnes du monde, ainsi qu'au Père et à l'Esprit-Saint, dans les siècles éternels.

Ainsi soit-il.

O Christ, nous vous proclamons le Prince des siècles, le Roi des nations, le seul maître des esprits et des coeurs!

Une foule criminelle crie: nous ne voulons pas que le Christ règne, nous, nous vous acclamons comme le Roi suprême de tous.

O Christ, Prince artisan de la Paix, soumettez-vous les esprits récalcitrants, et par votre amour, réunissez en un seul bercail ceux qui ont quitté la bonne voie.

Pour cela, vous pendez les bras ouverts sur la Croix sanglante, et vous présentez au regard votre coeur percé par la cruelle lance, et brûlant de flammes d'amour.

Pour cela vous êtes caché sur les autels sous les espèces du pain et du vin, faisant jaillir de votre sein transpercé le salut pour vos fils.

Puissent les chefs des nations vous honorer par un culte public; puissent les maîtres et les juges vous vénérer; puissent les lois et les arts être l'expression de votre Royauté.

Puissent les insignes de la royauté terrestre briller par le fait de vous être soumis et dédié; soumettez aussi à votre doux sceptre la patrie et les demeures des citoyens.

A vous soit gloire, ô jésus, qui gouvernez les règnes du monde, ainsi qu'au Père et à l'Esprit-Saint, dans les siècles éternels.

Ainsi soit-il.



Jésus seul

Mon coeur ardent veut se donner sans cesse,
Il a besoin de prouver sa tendresse.
Ah ! qui pourra comprendre mon amour ?
Quel coeur voudra me payer de retour ?
Mais, ce retour, en vain je le réclame;
Jésus, toi seul peux contenter mon âme.
Rien me saurait me charmer ici-bas;
Le vrai bonheur ne s'y rencontre pas.

Ma seule paix, mon seul bonheur,
Mon seul amour, c'est toi, Seigneur !

O toi qui sus créer le coeur des mères,
Je trouve en toi le plus tendre des pères.
Mon seul Amour, Jésus, Verbe éternel,
Pour moi, ton Coeur est plus que maternel !
A chaque instant, tu me suis, tu me gardes;
Quand je t'appelle, ah ! jamais tu ne tardes.
Et si parfois tu sembles te cacher,
C'est toi qui viens m'aider à te chercher ...

C'est toi seul, Jésus, que je m'attache;
C'est dans tes bras que j'accours et me cache.
Je veux t'aimer comme un petit enfant;
Je veux lutter comme un guerrier vaillant.
Comme un enfant plein de délicatesses,
Je veux, Seigneur, te combler de caresses;
Et, dans le champ de mon apostolat,
Comme un guerrier je m'élance au combat !

Ton Coeur, qui garde et qui rend l'innocence,
Ne saurait pas tromper ma confiance;
En toi, Seigneur, repose mon espoir :
Après l'exil, au ciel j'irai te voir.
Lorsqu'en mon coeur s'élève la tempête,
Vers toi, Jésus, je relève la tête;
En ton regard miséricordieux,
Je lis : Enfant.... pour toi, j'ai fait les cieux !

Je le sais bien, mes soupirs et mes larmes
Sont devant toi tout rayonnants de charmes;
Les Séraphins, au ciel, forment ta cour,
Et cependant tu cherches mon amour ....
Tu veux mon coeur ... Jésus, je te le donne !
Tous mes désirs je te les abandonne;
Et ceux que j'aime, ô mon Epoux, mon Roi,
Je ne veux plus les aimer que pour toi.
 
Sainte Thérèse de l'enfant-Jésus, le 15 août 1896

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