« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Église, parce qu’étant la Vérité même vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. » (Acte de Foi)

«Celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu'il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu'Il est la souveraine vérité et le motif propre de la foi »(Léon XIII, Satis cognitum).

02/01/2011

Fête du Saint Nom de Jésus

 

Le Prieuré - M.l'abbé Marchiset-son site:http://www.fidemservavi.info/

2 janvier 2011  " Fête du saint Nom de Jésus"  [Fête accordée en 1530 aux Frères Mineurs et étendue à l'Eglise universelle en 1722 par Inoccent XIII]


Le saint Nom de Jésus : économie du salut manifestée par Notre Seigneur et abrégé de toutes les grandeurs du Verbe incarné et de ses vertus.







Homélie de saint Bernard Abbé


Grand et glorieux mystère. L'Enfant est circoncis et reçoit le nom de Jésus. Pourquoi cette circoncision ? À première vue la circoncision paraît devoir être subie par celui qui est sauvé plutôt que par le Sauveur, et il semble que ce soit au Sauveur de circoncire et non pas d'être circoncis. Mais songez qu'il est le Médiateur entre Dieu et les hommes et que, dès les premiers instants de sa Nativité, il a associé les choses humaines aux choses divines, les plus basses aux plus sublimes. Il naît d'une femme, mais d'une femme en qui le fruit de la fécondité n'a pas fait tomber la fleur de la virginité. Il est enveloppé de pauvres langes, mais ces langes sont honorés par les louanges angéliques. Il est caché dans une crèche, mais une étoile brille dans le ciel pour annoncer sa venue. C'est ainsi que la circoncision démontre combien est réelle l'humanité dont il s'est revêtu, tandis que son nom qui est au-dessus de tout nom indique la gloire de sa majesté. Il est circoncis comme vrai fils d'Abraham, il est nommé Jésus comme vrai Fils de Dieu.

Et en effet le nom que porte mon Jésus que voici, n'est pas, comme chez ceux qui l'ont précédé, un nom vide de signification et sans portée. Il n'y a pas en lui le reflet d'un grand nom, mais sa vérité. L'Évangéliste ne nous atteste-t-il pas que ce nom vient du ciel et qu'il a été indiqué par l'Ange avant même la conception ? Voyez la profondeur de cette parole : Après que Jésus fut né, Jésus fut nommé par les hommes du nom qui lui avait été assigné par l'Ange avant sa conception. Or il est Sauveur de l'ange aussi bien que de l'homme, mais de l'homme depuis l'Incarnation, et de l'ange depuis le début de la création. Il a été appelé, dit Luc, du nom de Jésus qui lui avait été donné par l'Ange. Le dire de deux ou trois témoins certifie tout verbe (Deut 19,15). Et ce verbe que le prophète nous montre diminué, nous lisons clairement dans l'Évangile qu'il s'est fait chair.

C'est à juste titre que l'enfant né pour nous reçoit, au moment de la circoncision, le nom de Sauveur. Déjà, en répandant pour nous son sang très pur, il commence à accomplir notre salut. Les chrétiens n'ont pas à se demander pourquoi le Seigneur a voulu être circoncis. Il a été circoncis pour le même motif qu'il est né et qu'il a souffert. De tout cela, il n'a rien fait pour lui ; il a tout fait pour ses élus. Il n'a pas été conçu dans le péché, il n'a pas été circoncis à cause du péché ; il n'est pas mort pour avoir péché, mais bien pour nos péchés. Il a été nommé, dit l'Évangile, par l'Ange, avant sa conception. Le mot "nommé" est tout à fait exact, le nom n'a pas été imposé. Ce nom, c'est le sien de toute éternité. C'est sa nature propre, d'être Sauveur. Ce nom lui appartient donc de naissance ; il ne lui a été donné par aucune créature humaine ou angélique.

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