« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Église, parce qu’étant la Vérité même vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. » (Acte de Foi)

«Celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu'il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu'Il est la souveraine vérité et le motif propre de la foi »(Léon XIII, Satis cognitum).

15/08/2011

Assumpta est Maria in coelum







ASSOMPTION de la très SAINTE VIERGE MARIE



(vers l'an 57)


Cette fête a pour objet de célébrer à la fois la
bienheureuse Mort, la glorieuse Résurrection et la triomphante
Assomption de la très Sainte Vierge au Ciel.


Jésus avait souffert la mort pour racheter le monde;
Marie, dans le plan de la Providence, devait suivre Son divin Fils et
mourir. Mais Sa mort ne ressembla en rien à celle du commun des hommes;
elle eut pour unique cause l'excès de Son amour et de Ses désirs; elle
ne fut accompagnée d'aucune douleur, ni suivie de la corruption du
tombeau. Jésus devait tous ces privilèges à Sa sainte Mère.


La tradition rapporte que les Apôtres, dispersés dans
l'univers pour prêcher l'Évangile, se trouvèrent miraculeusement réunis
autour du lit de mort de Celle qui avait présidé à la naissance et aux
premiers développements de l'Église. Trois jours après la mort de
Marie, visitant le virginal tombeau avant de se séparer, ils furent les
heureux témoins d'une grande merveille. On entendit dans les airs
d'harmonieux cantiques; un parfum délicieux s'exhalait du tombeau de
Marie; et lorsqu'on l'eut ouvert, on n'y trouva que des fleurs fraîches
et vermeilles: les Anges avaient transporté dans les Cieux, en corps et
en âme, la Mère du Sauveur.

On ne peut que soupçonner ici bas avec admiration
l'accueil qui fut fait à Marie par la Très Sainte Trinité, à laquelle
Elle avait été associée d'une manière si sublime dans le mystère du
salut des hommes, par Jésus-Christ Son Fils bien-aimé, par les légions
des Anges, les Patriarches, les Prophètes, tous les Saints de l'Ancien
Testament et les élus de la loi nouvelle. Les plus grands serviteurs de
Marie, dans leurs contemplations, se sont plu à dépeindre Son triomphe
incomparable, Son couronnement, Sa gloire en ce grand jour.


Mais le triomphe et la gloire de Marie sont éternels.
La fête de l'Assomption, outre Sa mort toute sainte, Sa Résurrection et
Son couronnement, célèbre Sa royauté toute-puissante. Elle est la Reine
du Ciel, la Reine des Anges et des Saints, la Reine de l'Église
terrestre, la Reine de l'Église du Purgatoire; et c'est Elle que David
a dépeinte dans ses Psaumes: "La Reine S'est assise à Votre droite,
couverte d'un manteau d'or, environnée et tout étincelante des
richesses les plus variées." L'Assomption de Marie réclamait une
définition de foi: l'Église a proclamé ce dogme le 1er novembre 1950.

Gloire à Marie!


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.


http://magnificat.ca/cal/fran/08-15.htm

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