« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Église, parce qu’étant la Vérité même vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. » (Acte de Foi)

«Celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu'il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu'Il est la souveraine vérité et le motif propre de la foi »(Léon XIII, Satis cognitum).

17/07/2012

Bis repetita - La Tour de David N°60 - Abbé Grossin




Abbé Grossin - La Tour de David - juillet 2012

Comme vous avez pu le constater, je ne me suis pas précipité pour vous parler de l’Évènement. On ne parle plus que de cela dans les salons « tradis ». Cela : c'est-à-dire le prochain ralliement. Non, pas le ralliement, mais plutôt le reniement officiel de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X pour se soumettre aux autorités hérétiques noachides de la secte antichristique qui a envahi le Vatican pour éclipser l’Église. Je sais que pour vous qui me lisez depuis l’an 2000, les choses sont claires et limpides dans vos esprits, nous ne sommes pas concernés  directement par ce qui se passe à Ecône. Nous n’avons plus rien à voir avec cette Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Cela fait plus de vingt ans que les prêtres « non una cum » dénoncent les infiltrations de cette Fraternité par les ennemis de la Foi, les libéraux, les gnostiques, les francs-maçons de la Grande Loge Nationale de France, en particulier la Loge Opéra, à Paris, très présente à St Nicolas du Chardonnet. Les auteurs du livre exceptionnel L’Église éclipsée [Éditions Delacroix - B.P. 18 – 35430 Châteauneuf] ont dénoncé cet accord tacite entre Mgr Fellay et K. Wojtyla en 1998. Les prêtres de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X les ont traités de tous les noms d’oiseaux, de menteurs, de calomniateurs. « Jamais la Fraternité ne ralliera ! » Combien de fois n’avons-nous pas entendu cela ? Bref, ceux qu’ils ont appelés les « sédévacantistes », c'est-à-dire nous, ont été accusés par les autorités de la dite Fraternité, à commencer par Mgr Lefebvre lui-même, n’en déplaise à certains, comme des pestiférés, des monstres, des traîtres, des hommes dangereux qu’il faut fuir. Alors que parmi ces « sédévacantistes » il y avait de vénérables prêtres, âgés, expérimentés, diplômés. Je pense évidemment à notre père spirituel à tous, le R.P. SAENZ Y ARRIAGA, jésuite, docteur en théologie, co-auteur de l’ouvrage distribué à tous les Pères conciliaires 2000 ans de complot contre l’Église. Mais il y avait aussi le R.P. Guérard des Lauriers, dominicain éminent du Saulchoir, auteur du Bref Examen Critique, ainsi que le R.P. Barbara, auteur de la remarquable Catéchèse Catholique du Mariage. Tous ces hérauts de la Foi ont été méprisés, rejetés, ignorés par Mgr Lefebvre après 1980. Sa Fraternité Sacerdotale Saint Pie X ne s’en relèvera jamais. Mgr Lefebvre leur préféra le tout jeune abbé Paul Aulagnier et son complice, le non moins jeune abbé Schmidtberger qu’il nommera directeur du Séminaire allemand alors qu’il n’était encore que diacre après trois années de séminaire ! Ces choix de Supérieurs totalement inexpérimentés dès les années 1975-76, alors qu’il rejetait les anciens compétents, se révèlent complètement suicidaires aujourd’hui. Ce sont ces jeunes prêtres qui avaient toute la confiance du « saint » fondateur qui ont amené la Fraternité à ces accords de 2012. Alors ne croyez pas les gens qui vous disent que Mgr Fellay « trahit » son fondateur. Il ne trahit rien, il lui est fidèle en tout, il agit comme lui, en disant blanc et en faisant noir…
Seize ans après la première édition de L’Église éclipsée, les faits nous donnent raison. Les auteurs cachés qui ont travaillé à ce reniement depuis 1995 (les abbés Aulagnier, Lorans, Celier) se mettent à parler et se vantent du travail accompli. Tous les témoignages sont recueillis dans le livre du père Lelong Pour la nécessaire réconciliation : le GREC (Groupe de Réflexion Entre Catholiques) aux Nouvelles Editions Latines. Ce livre montre qu’il s’agit bien d’une conjuration moderniste. Conjuration : action d’écarter les effets d’une influence maléfique et dangereuse, ici, comprenez l’influence des catholiques intransigeants taxés de « sédévacantisme ». Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Nous retrouvons en 1995 les mêmes méthodes que celles utilisées par les conjurés de « Vatican d’eux » contre les évêques du Coetus. Je vous renvoie au livre précieux par sa documentation abondante de Ralph WILTGEN Le Rhin se jette dans le Tibre. Il y avait des réunions secrètes dans des villas romaines au tout début du conciliabule. Étaient réunis les cardinaux Döpfner, König, Suenens, Liénart, Montini, pour s’entendre afin d’écarter définitivement les schémas préparatoires et imposer le schéma moderniste sur la liturgie. Plus tard, ces réunions furent publiques et réunirent de nombreux Pères conciliaires de toute l’Europe mais dirigés par les évêques allemands et leur théologien maudit, Karl RAHNER S.J. et son disciple Joseph RATZINGER. Je pense évidemment à la conférence de Fulda, en Suisse, le 26 août 1963. Mais il y en eut d’autres à travers le monde, à la même époque. Leur influence n’était pas aussi importante et déterminante que celle de la réunion européenne. Nous savons aujourd’hui que cette conjuration a triomphé au point d’éclipser totalement l’Église catholique.

Malheureusement cette tragédie apocalyptique n’a pas servi de leçon à ceux qui ont voulu résister aux hérétiques conciliaires. Au lieu de se former aux méthodes subversives modernes et apprendre à contrer les manœuvres révolutionnaires des clercs en soutane, Mgr Lefebvre et ses jeunes prêtres dont il a voulu s’entourer exclusivement, ont voulu tout refaire « comme avant » le Concile. En particulier, ils ont repris les livres liturgiques qui avaient cours juste avant le concile, c'est-à-dire la liturgie des francs-maçons Béa, Buignini et Roncalli. Si le conciliable de « Vatican d’eux » a pu être réalisé, c’est que l’Église était complètement paralysée, chloroformée, infiltrée, neutralisée « avant le Concile ». Le remède ne consistait pas, comme n’a cessé de le répéter Mgr Lefebvre, de refaire « comme avant », mais de reprendre les bons principes catholiques pour les appliquer sans compromission, de manière antilibérale.

Bien au contraire, cette résistance fut molle, indécise et surtout incohérente. Mgr Lefebvre tantôt louait et encourageait ses prêtres antilibéraux, tantôt il les blâmait et même les renvoyait de sa Fraternité pour prouver à Rome qu’il n’était pas « sédévacantiste » et même qu’il détestait ces gens-là ! L’ennemi  a évidemment très vite repéré cette faiblesse et s’est engouffré dedans. Il n’a eu de cesse de discréditer tous ceux qui, à l’extérieur de la Fraternité comme à l’intérieur, luttaient contre les incohérences doctrinales de Mgr Lefebvre et rappelaient le dogme de l’infaillibilité du Pape et de son magistère.

Une fois Mgr Lefebvre décédé en 1991, les prêtres infiltrés et les laïcs complices se sont organisés de manière beaucoup plus efficace à partir de 1997 en créant le GREC, Groupe de Réflexion Entre Catholiques. Tout a commencé lors d’une rencontre entre le Père Lelong, M. l’abbé du Chalard et madame Huguette PÉROL à Albano, dans la Maison de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, près de Rome, en 1995.

« Dans les années qui suivirent, écrit le Père Lelong, il (l’abbé du Chalard) ne cessa d’apporter au GREC un soutien aussi discret qu’attentif. Deux autres prêtres contribuèrent, de façon décisive, à la création puis à la vie de notre GREC. L’un d’eux, aujourd’hui retourné à Dieu, était un dominicain, le Père Olivier de la Brosse ; l’autre, M. l’abbé Alain Lorans, appartient à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Je fis leur connaissance, en 1997, à l’occasion d’un repas auquel nous avait conviés madame PÉROL. Ce jour-là naquit le GREC. Ce sigle ne fut choisi que plus tard en 2002. » P. M. Lelong Pour la nécessaire réconciliation, chap.I, p.24.


En 1998, le groupe commence à s’étoffer. Viennent se joindre aux premiers fondateurs le Père Pareydt, jésuite, Thierry Boutet de Famille Chrétienne et ancien séminariste d’Écône, et Michel Brisacier (+), ancien membre du Ministère des Cultes et membre, à l’époque, du Conseil d’État. Puis M. l’abbé Claude Barthe, ancien collaborateur du Père Barbara et aumônier du sulfureux Institut Cardinal Pie dirigé par son ami Bernard Dumon. Il y avait également Marie-Alix Doutrebente la cantatrice, M. l’abbé Hervé Hygonnet et M. l’abbé Ribeton de la Fraternité Saint Pierre, Paul Airiau, universitaire proche d’Émile Poulat, Jacques-Régis du Cray membre de Civitas, Luc Perrin, Philippe Pichot-Bravard et Jean-Maurice Verdier.
 
Le Père Michel Lelong
L’auteur se présente lui-même au cardinal Sodano dans une lettre datée du 28 octobre 1998 :
« En ce qui me concerne, étant prêtre depuis cinquante ans et ayant consacré mon ministère aux relations entre l’Église et les Musulmans, je suis profondément attaché aux enseignements du Concile Vatican II et je m’efforce de les faire connaître et comprendre à ceux de nos frères catholiques qui ont suivis Mgr Lefebvre et ses successeurs. » o.p. cit. p.42.
« Un des autres textes conciliaires qui donna lieu, lui aussi, à des interprétations diverses fut la Déclaration Unitatis Redintegratio. Quand ce document consacré à l’œcuménisme fut promulgué par le Pape, le 4 décembre 1963, le jeune prêtre que j’étais alors l’accueillit avec d’autant plus de joie que, me trouvant à Tunis, j’avais établi avec le pasteur protestant de cette ville des liens de confiante amitié. Avec lui et quelques amis, nous organisions chaque année, pendant la « Semaine de l’Unité », une réunion de prière où se retrouvaient, dans une paroisse catholique, dans une église orthodoxe, ou dans un temple protestant des représentants des diverses communautés chrétiennes. Il me semblait normal et pleinement conforme à l’esprit du Christ, que tout en reconnaissant et en affirmant les divergences doctrinales et institutionnelles existant entre nous, nous puissions nous retrouver tous ensemble devant Dieu pour entendre les textes de l’Évangile et pour réciter le Notre Père. » o.p. cit. p.76.
Le Père Lelong n’a pas changé d’un iota sa position doctrinale aujourd’hui. Il est membre du Secrétariat de l’Église de France pour les relations avec l’Islam, où il a l’occasion de pratiquer abondamment son œcuménisme, en particulier en étant membre du Centre Zahra France, association chiite dirigée par le Cheikh Jamel Tahiri et monsieur Yahia Gouasmi, dont le siège social est près de Dunkerque (59). M. Gouasmi est membre du Parti antisioniste avec Dieudonné et Alain Soral, il est très proche des chiites iraniens et du président Ahmadinejad en particulier. Il préside aussi la Fédération Chiite de France, proche du Hezbollah. Ces musulmans ont défilé à Paris le 29 octobre 2011 avec Civitas et la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X contre une pièce de théâtre blasphématoire. On peut consulter leur site internet : http://www.centre-zahra.com
Nous sommes ici en présence de musulmans qui prêchent ouvertement la gnose de René Guénon. On peut voir sur Dailymotion les videos de Gouasmi prêchant sur « L’Islam, gnose et réflexion » ! Le Centre Zahra est présent à de nombreux Congrès musulmans. Il a notamment participé à une conférence sur le dialogue des religions, le 7 avril 2007 à l’UNESCO à Paris. On comprend pourquoi le Père Lelong est aussi à son aise au Centre Zahra. Et M. l’abbé de Cacqueray se réjouit de leur présence à la manifestation de Civitas dans son Communiqué officiel du 26 octobre 2011. Lorsqu’on refuse de lutter contre les gnostiques de l’intérieur, on finit par se féliciter d’être manipulé par les gnostiques de l’extérieur. Qui aurait pu penser cela seulement possible il y a trente ans ? 
 
Mgr Fellay

Certains ont espéré follement que Mgr Fellay serait démis de ses fonctions lors du Chapitre Général de juillet 2012. Ils ont pris leurs désirs pour la réalité. C’est très mal connaître les ennemis de l’Église qui sont des professionnels, ils ne laissent rien au hasard. Il est évident que depuis dix-huit ans que Mgr Fellay dirige cette Fraternité, il a pris toutes ses précautions pour « verrouiller » le Chapitre Général, majoritairement composé des Supérieurs nommés par lui et donc dévoués à sa cause. Il a même fait précéder le Chapitre d’une retraite prêchée par M. l’abbé Lorans, un des fondateurs du GREC, la cheville ouvrière du reniement ! La pression morale est donc maximum. Il aurait bien tort de s’en priver puisqu’il jouit du pouvoir absolu et que les récalcitrants sont réduits à l’impuissance et au silence.

Rome propose à la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X le statut canonique de la Prélature Personnelle (comme l’Opus Dei). Cela permettrait à Mgr Fellay d’être nommé à vie Supérieur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X. Quel joli coup de maître ! Il y a une chose admirable chez nos ennemis, c’est qu’ils savent ce qu’ils veulent, ils savent où ils vont et ils prennent tous les moyens pour cela sans jamais renoncer. Face à eux, ils trouvent des moines ascètes qui jouent aux durs, qui protestent énergiquement mais qui viennent en rampant à Écône se coucher (au sens propre du terme pour les ordinands) devant Mgr Fellay. Comme le disait déjà Mgr Pie, il n’y a plus d’hommes là où il n’y a plus de principes. Les seuls principes intangibles qui puissent nous faire tenir debout dans la tempête, ce sont les dogmes infaillibles, en particulier celui de l’infaillibilité du Pape et de son Magistère Ordinaire et Universel défini au Concile du Vatican, avec sa conséquence directe qu’est la Primauté du Pape sur tous les évêques. Pour défendre ces principes, il faut être prêt à tout souffrir jusqu’au martyre. Avant le martyre, il y a le courage de dire non à Mgr Fellay et de l’appeler par son vrai nom : prévaricateur et traître à l’Église. On ne demande pas l’ordination à un tel personnage sans se déshonorer.

Continuons à résister en esprit et en vérité en ne fréquentant pas les Prieurés. On ne participe pas aux messes de ces prêtres en communion avec l’antichrist Ratzinger et avec toute la secte noachide/conciliaire à laquelle ils veulent à tout prix appartenir officiellement.

C’est de plus en plus clair et évident au fil des années qui passent. Ils iront jusqu’au bout de leur apostasie : une corde pour se pendre. C’est le salaire de tous les Judas….

Abbé Xavier GROSSIN

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