« Mon Dieu, je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées, et que vous nous enseignez par votre Église, parce qu’étant la Vérité même vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. » (Acte de Foi)

«Celui qui, même sur un seul point, refuse son assentiment aux vérités divinement révélées, très réellement abdique tout à fait la foi, puisqu'il refuse de se soumettre à Dieu en tant qu'Il est la souveraine vérité et le motif propre de la foi »(Léon XIII, Satis cognitum).

29/01/2013

Saint François de Sales; la conversion des protestants




Une notable partie de la Savoie, le Chablais, situé sur les bords du beau lac de Genève, avait été envahi, dès l'an 1536, par les protestants bernois, qui y avaient implanté la religion de Luther à coups de sabre. Genève y avait fait régner le calvinisme, et les nouvelles générations, élevées dans ces erreurs, étaient très attachées à la secte.

Le duc de Savoie, redevenu maître du Chablais, voulut y rétablir la religion catholique, et demanda des missionnaires à l'évêque de Genève. C'était une oeuvre difficile s'il en fut; il fallait chaque jour exposer sa vie aux fureurs des calvinistes.

François de Sales n'hésita pas à s'offrir. Sa pieuse mère versa beaucoup de larmes, mais estimant que son fils appartenait à Dieu avant d'être à elle, cette femme chrétienne ne dit pas un mot pour le détourner de son glorieux devoir.

Le marquis de Sales, son père, fut moins héroïque : espérant décourager son fils par le manque de ressources, il lui refusa tout argent. Mais François trouva un compagnon en la personne de son cousin, Louis de Sales. Les deux missionnaires (...) partirent n'emportant que le strict indispensable.

En mettant le pied sur le territoire du Chablais, François et Louis saluèrent l'ange gardien de la province. Plus tard, apercevant (...) toute la contrée avec ses églises et ses presbytères en ruines, les gibets à la place des croix, des villages brûlés, partout la désolation et le ravage, indices plus lamentable encore, celles des âmes, François ne put retenir ses larmes. Il exhala sa douleur, en rappelant les accents de Jérémie pleurant sur Jérusalem. « Cette terre autrefois si belle, s'écria-t-il a été désolée parce que ses habitants ont violé la loi de Dieu et rompu son alliance. (...) Ô Genève, convertis-toi au Seigneur ton Dieu (...). »

François allait chaque jour à Thonon, le siège de l'hérésie, (...) Ni la pluie, ni la glace, ni la neige, ni les orages les plus terribles ne pouvaient l'arrêter. Parfois le verglas rendait les chemins si impraticables qu'il devait s'aider des mains et des genoux, et les crevassent de ses talons rougissaient la neige de tâche de sang. (...)

Enfin, après de longs efforts, les âmes commencèrent à s'ébranler, la grâce de Dieu fut victorieuse et, peu à peu, le pays tout entier revint à la foi de ses pères. (...)

texte:
Vies des saints illustrées pour tous les jours de l'année
Janvier- février- mars
Maison de la Bonne Presse, Paris
Saint François de Sales, le 29 janvier


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